MARCHE DE COHESION INTER-FORCES DANS LA DONGA : Un outil d’accalmie au service de la communauté

Le 8e Bataillon Interarmes (8e BIA) a vu le jour dans la ville de Djougou, chef lieu du Département de la Donga en février 2001 après la signature du décret qui l’a créé. Il s’est donc implanté aux côtés de ses pairs de la Gendarmerie, de la Police, de la Douane et des Eaux et Forêts. Très tôt, l’atmosphère a été tendue. Dans la ville, des bagarres, des affrontements et des détentions arbitraires étaient devenus monnaie courante entre les militaires du 8e BIA et les autres agents de sécurité. La tension montait au jour et jour. Des menaces de mort étaient proférées dans les deux camps. Les divorcés sociaux tapis au sein de la population de Djougou en ont profité pour commettre régulièrement des actes de banditisme. Ce climat d’insécurité a perduré jusqu’en 2011 où le CNE Pamphile KEKERE d’alors, fut affecté au bataillon pour emploi. Il assura par la suite l’intérim du Chef de Corps. Pour mettre fin à cette situation qui a paralysé l’ambiance de travail, cet officier supérieur des Forces Armées Béninoises eut l’idée d’initier une rencontre avec l’appui de tous les commandants des forces en présence dans la Donga. De cette réunion, est née la marche de cohésion pour relancer et consolider les relations entre les forces militaires et paramilitaires de la Donga.
La première marche a été salutaire et acceptée de tous. Aujourd’hui, cet « outil d’accalmie » fait son petit bonhomme de chemin et s’effectue tous les derniers jeudis du mois dans la ville. La marche est organisée par rotation par les forces et a permis aujourd’hui de travailler en synergie.
En 2014, elle a connu un soutien considérable du clergé de la Donga avec la nomination du Père Evariste CODJO comme aumônier militaire. Content de l’harmonie et de l’ambiance qui règnent au sein des forces, le Père Evariste décida de proposer à l’évêque qu’une messe d’action de grâce soit dite à l’intention des forces le dimanche à la suite de la marche de cohésion. Ainsi, depuis trois ans, les militaires, gendarmes, policiers, douaniers et agents des Eaux et Forêts du Département de la Donga se retrouvent tous les mois pour échanger, marcher et se confier à Dieu, Le Père Céleste. Que longue vie soit donnée à cet outil qui pourrait être exploité dans les autres départements.