TRANSHUMANCE TRANSFRONTALIÈRE: La gendarmerie au cœur du dispositif sécuritaire

Bien que contribuant au développement de l’économie régionale, la transhumance transfrontalière est source de conflits entre agriculteurs et éleveurs. La Gendarmerie Nationale, renforcée par les autres Forces de Défense Nationale, contribue à une transhumance apaisée.

La transhumance transfrontalière revêt un aspect sécuritaire particulièrement sensible parce qu’elle met en jeu les impératifs de l’ordre public et de la coopération internationale. Au titre de la campagne 2016-2017, pour permettre à la République du Bénin de mieux gérer ce phénomène plus que par le passé, la Gendarmerie Nationale a innové sur le plan des dispositions idoines préventives et anticipatives qu’elle prend habituellement en désarmant les transhumants aux différents point d’accueil dé- terminés par l’arrêté interministériel N°2016-270/MISP/MAEP/ DC/SGM/SA/125SGG16 du 25 novembre 2016, qui en fixe les modalités de déroulement. Force humaine au contact des populations, elle a une bonne connaissance des localités sur l’ensemble du territoire national et qui lui a permis d’être aux avant-postes du déploiement de dispositifs sécuritaires mixtes dès janvier 2017 dans les zones de pâturage pour prévenir l’éclatement d’affrontements sanglants et parfois meurtriers entre bouviers et agriculteurs. La Gendarmerie Nationale a activement participé, aux côtés des autres acteurs impliqués dans la transhumance transfrontalière, à des séances d’information et de sensibilisation.
Conscient de la priorité que constitue la criminalité qui entretien un lien direct avec le phénomène de la transhumance, l’Etat a anticipé, dès juillet 2016, sur la dotation de véhicules aux unités de Gendarmerie. Depuis lors et à chaque trimestre, il consent des efforts pour accroître la mobilité des gendarmes sur le terrain. Les moyens logistiques nécessaires ont été mis en place pour soutenir les personnels engagés dans la sécurisation de la transhumance avec la particularité cette année d’une participation financière significative et encourageante des mairies.
Enfin, le retour d’expériences des troupes engagées dans la campagne de la transhumance 2016-2017 fait ressortir la nécessité d’améliorer le traçage des couloirs de circulation et aires de pâturage d’une part et l’acquisition des matériels de protection individuelle et de communication au profit des personnels d’autre part.